Céleste est la troisième petite fille de la famille. Nous avions eu la chance de partager une séance lorsqu’elle était encore dans le ventre de sa maman : à cette époque, ses parents avaient tout organisé pour l’accueillir à la maison, dans l’intimité et la douceur.
Faute de structure proche et de sage-femme disponible, ils ont décidé de se rapprocher de la région parisienne afin de bénéficier d’un suivi adapté à leurs envies. Cela a impliqué une vraie logistique familiale, les grands-parents prenant soin des deux aînées pendant plusieurs jours. Et pour leur plus grand bonheur, tout s’est déroulé comme ils l’espéraient.
Le jour et la nuit
Dans son quotidien, Céleste est une petite fille joyeuse, souriante, toujours attentive à ce que font ses deux grandes sœurs. Mais la nuit, le tableau change : ses nombreux réveils sont souvent accompagnés de petits sanglots. Parfois discrets, ils s’estompent d’eux-mêmes ; d’autres fois, ils s’intensifient et rendent l’endormissement autonome difficile.
Derrière ces larmes, il y a plus qu’un simple inconfort nocturne : il y a une préoccupation en lien avec sa maman, la peur que celle-ci puisse se décevoir.
Une inquiétude qui vient de plus loin
La Sagesse nous guide vers une émotion forte chez la maman : celle du moment où Céleste a rencontré ses deux grandes sœurs pour la première fois. Après plusieurs jours passés loin d’elles pour vivre cette naissance, une inquiétude restait présente dans son cœur : que ses filles ressentent cette séparation comme un abandon, qu’elles en veuillent à leur petite sœur, et qu’elles aient du mal à l’accueillir pleinement.
Cette peur faisait écho à une histoire plus ancienne, celle de la grand-mère maternelle de Céleste. Dans sa propre famille, marquée par des tensions entre sœurs, elle avait grandi avec le sentiment de devoir toujours faire plus pour mériter l’attention et la reconnaissance. Consciemment ou non, le schéma familial se rejoue.
« Je dois à tout prix conserver une harmonie entre elles trois, cela fait partie de mon rôle de maman. »
Et Céleste le perçoit. Alors, parfois, pour ne pas troubler cet équilibre fragile, elle préfère contenir ses émotions. Mais la nuit, lorsque le mental se relâche et que le corps prend le relais, ces émotions contenues cherchent à s’exprimer.
Ce que nous lui avons expliqué
Nous avons pris le temps d’expliquer à Céleste que pour qu’un véritable équilibre existe au sein d’une famille, il est essentiel que chacun se sente libre d’exprimer ce qu’il ressent : sa voix, comme celle de ses sœurs, a toute sa place.
Nous lui avons aussi partagé que les tensions entre sœurs sont parfois inévitables. Elles font partie du chemin, de la construction de soi. Elles ne sont pas des obstacles, mais des occasions d’apprendre à se connaître, à se positionner, à aimer autrement.
Message important
Une séance de Parole au Bébé® ne remplace pas un suivi médical. Si ton enfant a des symptômes, consulte un médecin en priorité.